L’histoire de la Petite Symphonie Tzigane un peu punk racontée par notre compositeur belge préféré, Bart Picqueur.


« Cela fait 5 ans que je travaille occasionnellement avec le Josem et son chef.

L’ambiance dans cet orchestre m’a toujours frappée, sinon impressionnée.

La joie de jouer de la musique, aussi bien classique que traditionnelle, est toujours très présente entre ces jeunes artistes. Par exemple, chaque musicien joue, en dehors de son instrument dans l’orchestre, au moins un ou deux autres instruments.
Quand un jour ils m’ont demandé de composer une œuvre pour eux, je savais déjà que les musiciens seraient ma source d’inspiration.

Mis à part les stages qu’on a faits ensemble, le festival “Musicalarue” à Luxey dans les Landes est sans aucun doute l’apogée de l’année pour le Josem. J’ai eu le bonheur de vivre cet événement 4 fois avec eux.

Trois scènes en particulier (plus ou moins fictives) ont été le point de départ des trois mouvements de la “Petite Symphony Tzigane, un peu punk”.
Comme structure, on peut dire que j’ai suivi les trois premiers mouvements de la sixième Symphonie de Beethoven. Comme à Luxey il fait toujours beau, je n’ai rien pu faire avec le 4ème mouvement
(Tonnerre-Orage) ni avec le 5ème  (sentiments joyeux et reconnaissants après l’orage) de cette même Symphonie. »



La petite Symphony Tzigane donc:


Premier mouvement : Les musiciens se réunissent au camping des artistes… (Beethoven : « Éveil d’impressions agréables en arrivent à la campagne »)

« … on monte les tentes, on salut les amis, on sort les instruments (pas forcement les instruments symphoniques, mais plutôt les guitares, les accordéons, les flûtes irlandaises) et on joue, on chante, on fait la fête… »

Deuxième mouvement : La belle dormante au point rouge (Beethoven : « Scène au bord du ruisseau »)

« Également une scène romantique en mesure 6/8 jusqu’au moment où il y a une certaine inquiétude. Ce mouvement a été inspiré d’un fait réel et pour des raisons de discrétion, on est défendu de nommer la jeune harpiste et le jeune bassoniste dont il s’agit… »

Troisième mouvement : Joyeuse assemblée des musiciens (Beethoven : « Joyeuse assemblée des paysans »)

« Aucun doute, il est assez tard, on est tous au Cercle de l’Union de la place St. Roch. Chaque nuit se termine à cet endroit où la fête est sans égal! » (ou sans additif !)


« C’est toujours un grand plaisir  de faire partager cette ambiance JOSEMienne, c’est toujours « inspiratif » de travailler avec ces jeunes géants !

Het ga jullie goed Josem »


Bart Picqueur
Zele, 13 December 2010